2016 : Excellence confirmée d’une minuscule récolte

Millésime 2016Les dernières mises en bouteille du millésime 2016 se sont faites la semaine du 23 avril avec pour clore le bal des embouteillages le traditionnel Monopole du Clos Blanc de Vougeot. Toujours le dernier, logique d’ailleurs dans l’esprit de sa fermentation alcoolique languissante, montrant ainsi année après année que les blancs de Bourgogne s’élèvent aussi longtemps, parfois plus que certains rouges.

Avec lui seront embouteillés le Puligny-Montrachet Premier Cru Champ Gain les grands crus Le Charlemagne, la trilogie Bâtard-Montrachet, Bienvenues-Bâtard-Montrachet et Chevalier-Montrachet, donc tous nos plus grands blancs.

Et puis les derniers rouges : Pommard Les Petits Noizons, la cuvée de Gevrey-Chambertin et enfin le Nuits-Saint-Georges Premier Cru Les Corvées Pagets.

Ces derniers rouges ont été soutirés il y a deux mois en même temps que les grands crus blancs pour finir leur élevage pendant deux mois en cuve inox. Les rouges ont eu un seul soutirage de fût à fût. Nous le décidons lorsque le bois tente de dominer le vin, à la dégustation. Certaines années même, lorsque le bois est bien intégré, on ne fait pas de soutirage.

L’élevage a suivi le même déroulé que d’habitude avec une petite nuance d’un peu plus de longueur surtout pour les rouges, les tannins ont mis un tout petit peu plus de temps pour s’affiner. Sans doute du fait de la très forte et inédite proportion de vendange entière. Pour certaines cuvées jusqu’à 100%, sur quasiment tous les grands crus en fait, les premiers crus de 50 à 80 % et les villages et Terres de Famille 30%. Cette approche apporte un surplus de fraîcheur et de complexité. Ce fut un élevage relativement difficile car les vins étaient assez fluctuants pour finalement se stabiliser avant la mise en bouteille.

Aux dernières dégustations le profil d’excellence du millésime se confirme : fraîcheur, structure et un certain fruité de petits fruits rouges. Quant aux blancs ils sont plutôt tendus, droits, purs et longs. Sur les deux couleurs on retrouve une très belle acidité, un superbe équilibre et aucun signe de déviance. Actuellement certaines bouteilles se ferment un peu, n’oublions pas que le vin est vivant. C’est un millésime de garde qu’il faudra certainement un peu attendre avant de déguster.

Mais c’est aussi le millésime de la frustration car la récolte a été minuscule à cause du gel du 28 avril qui restera dans toutes les mémoires… et c’est aussi la plus petite du domaine avec seulement 92 000 bouteilles. Seulement trois vignes n’avaient pas été gelées : Pommard Les Petits Noizons, Le Clos Blanc de Vougeot et le Nuits-Saint-Georges Premier Cru Les Damodes…


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