Arrivée royale au Domaine de la Vougeraie

Le Domaine de la Vougeraie en biodynamie depuis 2001 participe au quotidien au respect d’une nature bienfaitrice, pour les vins, mais avant tout pour l’homme. Les abeilles sont le symbole même de cette biodiversité menacée. Aussi, le Domaine a-t-il accueilli des invitées de prestige à la mi-juin : trois essaims d’abeilles carnioliennes*. Pollinisatrices et pourvoyeuses de miel, elles contribueront de la plus belle des manières à la biodiversité de la vigne.

« Les premiers jours se passent bien : les abeilles se portent à merveille ». C’est le constat de Julien Petitjean, l’homme qui s’occupe avec succès des ruches au château de Pierreux. Avec Jean-Claude et Michaël, deux ouvriers du domaine qu’il a formés, il a mis en place les conditions optimales à l’installation des nouvelles ruches. Entre nettoyage, préparation du matériel et recherche des meilleurs sites, rien n’a été laissé au hasard.

Chaque ruche a été livrée avec cinq cadres, des ouvrières, une reine fécondée, du couvain et de la nourriture. Des provisions pour la reine et sa suite qui seront renouvelées fréquemment, notamment avec un apport en sirop de glucose jusqu’à la fin de l’automne pour pallier la faible quantité de fleurs, et ensuite du pain de sucre candi en hiver.

Les ruches demandent en effet une attention de tous les instants. Des visites régulières sont effectuées d’avril à juin pour éviter que les abeilles n’essaiment, au risque de perdre jusqu’à 30 000 d’entre elles. Le plus important est que la reine ponde d’avril à septembre pour renouveler la colonie d’abeilles. En août, à l’aide de lanières, un traitement de six semaines est appliqué pour lutter contre le varroa destructeur. Puis, en hiver, la chaleur des ruches est particulièrement surveillée : on retire les cadres vides et on cloisonne avec des partitions pour conserver la température idéale et éviter aux abeilles une hibernation précoce ou trop tardive. Bonne nouvelle cependant puisque cette variété en provenance de Slovénie est plus résistante aux maladies et supporte bien les hivers même les plus rudes.

Même si la récolte de miel n’est pas l’objectif recherché, cette assiduité permet d’obtenir un miel de qualité. Les récoltes se succèdent au fil des saisons : d’abord le miel d’acacia, puis le miel de tilleul qui laisse place au miel d’été et potentiellement une dernière récolte en septembre ou en octobre. En revanche, la quantité est quasiment impossible à estimer même si elle peut parfois aller jusqu’à vingt kilos par ruche. En effet, malgré tout le soin apporté aux abeilles, les conditions climatiques échappent à l’homme. Espérons donc que la nature soit favorable et que la cour se plaise au Domaine !

 

* L’abeille tire son nom de la région historique du duché de Carniole, aujourd’hui en Slovénie, d’où elle est originaire


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