Lutte biologique contre maladies et ravageurs de la vigne

Tonneau pour dynamisation

Tonneau pour la préparation du purin d'ortie

Depuis l’apparition de la chimie, celle-ci a été le plus souvent privilégiée au détriment de la lutte biologique. Aujourd’hui de nombreuses voies alternatives sont heureusement proposées aux viticulteurs soucieux de limiter l’impact négatif sur le milieu naturel et limiter les risques toxicologiques.

BIODEFENSE

Ces nouvelles voies consistent à améliorer naturellement la résistance de la vigne vis à vis des parasites ; c’est la biodéfense. Le meilleur exemple est le désastre provoqué par le phylloxéra au siècle dernier que tous les viticulteurs ont gardé en mémoire (1870-1890). Le vignoble français fut presque entièrement détruit en un quart de siècle faute de pouvoir recourir aux pesticides. Le puceron ravageur fut enrayé grâce au greffage de plants américains insensibles au phylloxéra et le vignoble fut sauvé.

BIOTOLERANCE

La conduite même de la vigne accentue ou non la résistance naturelle de la plante, toujours dans la perspective d’une utilisation plus restrictive des pesticides (acariens, araignée rouge, vers de la grappe) et fongicides (mildiou, oïdium).

Malheureusement les actions préventives sont parfois négligées par les viticulteurs qui n’en mesurent pas l’impact.

Certains des effets bénéfiques de cette lutte préventive, nous pratiquons ainsi au domaine cette stratégie de biotolérance : repos des sols avant la plantation, compost, mode de conduite adapté, palissage, etc, selon les conditions d’ensoleillement et d’hygrométrie. Cette démarche globale intervient de façon directe sur l’aptitude de la plante à générer elle-même un mécanisme de défense vis-à-vis de la maladie ou du parasite et est essentielle dans notre optique.

BIORESISTANCE & BIOTOLERANCE

La vigne qui subit un stress ou une pression comme le botrytis (pourriture grise) est capable grâce à ses stimulateurs de défenses naturelles et dans une certaine mesure de se défendre par un processus interne (synthèse de flavonoïdes vers la biosynthèse du resvératrol) favorisé par l’action de produits agrobiologiques. Le resvératrol ainsi produit a en plus un effet protecteur démontré sur certaines maladies chez l’homme.

Pratiquée depuis l’époque romaine, un facteur et non des moindres de la biotolérance est la sélection de la vigne afin de l’améliorer et de la rendre plus résistante. Ainsi à partir des années 60 la recrudescence des maladies à virus a conduit à la multiplication de clonages résistants.

EQUILIBRE

Tout doit reposer finalement sur la recherche d’un équilibre entre la qualité du sol et de la plante dans un écosystème préservé.

C’est cette démarche que nous nous appliquons à suivre dans les vignes de notre domaine pour des vins authentiques.