Bas les masques : les vendanges sont finies !

Nous les avons commencées le 19 août sous une chaleur estivale, masqués, bien sûr, espacés d’un rang, avec tous les gestes barrières drastiquement appliqués… Bizarre ! Elles viennent de se terminer après 18 jours intenses ! Des vendanges très très précoces, encore plus que 2003 qui elles débutaient le 21 août ! Le changement climatique, indéniable, inéluctable, implacable ; nous nous adaptons, que faire d’autre ?!…

Les pinots noirs ont souffert de la chaleur excessive de l’été et surtout de la sécheresse qui a impacté malheureusement le rendement mais, une fois le grillé éliminé, la qualité était là, les grumes parfois hétérogènes restaient généralement très belles, certaines, celles des grands terroirs en particulier, comme des œuvres d’art, parfaites, serrées, l’état sanitaire étant excellent sur tout le vignoble.

En ce moment si vibrant de la naissance du vin, nous faisons les premiers pressurages avec une fermentation très rapide, des couleurs qui se libèrent très intenses, des arômes volubiles, et si nous n’avons pas fait autant de vendange entière que nous voulions, les jus sont très beaux, avec des degrés étonnamment très raisonnables sur une belle acidité : l’équilibre tant recherché !

Quant aux blancs, c’est une autre histoire ! Notre chardonnay de Bourgogne a, lui, vaillamment résisté à ces conditions climatiques extrêmes, s’est peut-être même rebellé si l’on en juge par le très généreux volumes de grappes. Nous aurons du blanc cette année, en masse, et du très beau ! Les premières fermentations en fût sont en train de se terminer, c’est rapide !

Trop tôt pour donner l’esprit du millésime encore car nos derniers rouges entrés commencent juste à fermenter, mais l’idée générale c’est du soulagement après cette étonnante année.

Curieux millésime 2020, lumineux, glorieux ! Il vit en ce moment même la grâce de son avènement.

Si vous le les avez pas encore lues, vous pouvez retrouver ici le récit de ces vendanges historiques !